Pokémon 13 : Zoroark : Le Maître des Illusions - Pokémon Espace

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Pokémon XIII : Zoroark : Le Maître des Illusions

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Critique

" Zoroark : Le Maître des Illusions " est le treizième film Pokémon. En tant que dernier film du cycle " Diamant et Perle ", il met en scène des Pokémon de la cinquième génération : Zorua et Zoroark. Il reprend le principe d'introduire la génération suivante dans le cadre de la génération actuelle. Côté inspiration, on reste en Europe, direction les Pays-Bas et la Belgique. Ce film se déroule en marge de la saison 13. Tout comme Pokémon 12, ce treizième long métrage fait référence aux jeux Or HeartGold et Argent SoulSilver de part ses Pokémon légendaires (Entei, Suicune, Raikou et Célébi) et du Poké-sport joué au début du film : le Paniéball faisant référence au Pokéathlon. De plus, lors de la présentation habituelle du monde Pokémon, nous pouvons voir que Luth affronte Sacha avec un Donphan.

Le film raconte l'histoire de Kodai, un homme qui a la capacité de voir dans le futur grâce au pouvoir de l'onde de temps, sorte de portail grâce auquel Célébi voyage dans le temps. Malheureusement pour lui, son pouvoir faiblit et il est prêt à tout pour augmenter son pouvoir. Selon ses informations, l'Onde du Temps et donc Célébi se trouverait à Couropolis, une grande ville où doit se dérouler la coupe du monde de Paniéball. Kodai sera prêt à tout pour arriver à ses fins, il ira jusqu'à attaquer la ville. Sacha, Pierre et Aurore arrivent en ville et feront tout pour l'en empêcher.

à l'instar de Lucario dans Pokémon 8, ce film se focalise sur un Pokémon d'une nouvelle génération qui n'est pas un légendaire : Zoroark. D'ailleurs, ce dernier est accompagné de Zorua, sa pré-évolution qui semble être son fils adoptif. Les deux Pokémon illusion seront séparés pendant quasiment tout le film et l'instinct familial est omniprésent. Pour continuer dans la comparaison, ce n'est encore une fois pas un légendaire qui se voit doué pour la parole mais bien un des Pokémon phare, j'ai nommé Zorua ! Malheureusement, le film peut être comparé à d'autres longs métrages de part leurs aspects communs. L'exemple le plus frappant est bien sûr Pokémon 4 dans lequel Célébi apparaissait comme Pokémon principal. Ici, on le retrouve dans un second rôle assez anecdotique étant donné que son rôle ne devient clair qu'après une bonne heure. Les plus attentifs auront pu faire la comparaison entre la musique de Célébi dans le quatrième film et dans celui là. Couropolis présente quelques similitudes avec les villes de Pokémon 5 et 7. Citer toutes les comparaisons serait chose trop longue et finalement peu intéressante, vous avez le compris le sens global.

Le scénario du film est sur le papier intéressant et relativement mystérieux. Mais le rythme du film est trop lent. L'intrigue avance aussi vite qu'une fourmi. De plus, on peine à comprendre le but de Kodai et les raisons de ses actions. Ce n'est qu'après une bonne heure qu'on l'on arrive à faire le rapprochement avec ses visions régulières dans le futur. Sachant que le film ne dure qu'1 heure 35, ce n'est pas acceptable.

Parlons maintenant de l'intérêt principal des films : les légendaires. Au nombre de 4, presque tous ceux de la seconde génération sont présents. Mais le point intéressant c'est de présenter le trio des chiens légendaire sous leur forme chromatique ! Cependant, leur rôle tiens plus de la publicité qu'autre chose. Ils apparaissent que trop peu de fois, histoire de les incorporer dans le film mais sans plus. Ce qui a d'ailleurs fait l'objet d'une distribution : ces derniers ont en effet un impact dans les versions Noire et Blanche puisqu'ils vous permettent d'obtenir Zoroark. Ce dernier est par ailleurs une femelle dans le film. De nature assez maternelle, elle n'en est pas moins une redoutable combattante comme elle peux le montrer qu'à trop peu d'occasions. Pour revenir au trio légendaire, nous pouvons tout de même les voir assez souvent, mais ils appartiennent à Kodai et ne sont montrés en action qu'au cours d'une partie de Paniéball. Le reste du temps, nous pouvons juste admirer les illusions de Zoroark.

Ce qui m'amène à évoquer la qualité graphique du film. Si on reste dans du classique Pokémon (c'est comme toujours très bon, les prises de vues sont excellentes), les animations concernant les 3 légendaires sont tout simplement exquises. Certaines attaques sont en images de synthèse ce qui rajoute un peu de réalisme et de fluidité et surtout de spectacle. Mention spéciale à l'attaque Fouet Liane de Bouldeneu qui est du plus bel effet. On notera également que la petite séquence animée qui annonce le titre du film est très bien réalisé et met en avant chaque Pokémon important présent dans le film grâce à leurs attaques respectives.

La capacité spéciale de Zorua et de Zoroark est de pouvoir prendre l'apparence d'un Pokémon ou d'un humain qu'ils ont déjà vu ce qui crée parfois des situations parfois comiques puisque Zorua rejoint le Poké-groupe et n'hésite pas à se transformer en Sacha ou Pikachu par exemple.

Je disais plus haut que Zorua parlait. étant très jeune, sa voix est relativement aigue et donc très vite énervante, surtout que le petit Pokémon est farceur et est un peu trop expressif. En ce qui concerne la VF, je n'ai rien à préciser, c'est comme d'habitude un travail de qualité. On retiendra tout de même la voix hors du commun de Bouldeneu qui nous vend du rêve.

Concernant la bande son, les musiques sont assez bonnes. On notera également qu'entendre Kimi no soba de (premier opening de la saison 10) en orchestral fait plaisir sachant que c'est la seule occasion que nous avons en France de pouvoir l'entendre. Comme d'habitude, nous avons une très bonne chanson en guise de générique de fin qui peut rappeler certaines anciennes chansons tellement elle est de bonne facture.

Globalement, on a du mal à comprendre comment on peux retrouver dans le même film les chiens qui sont apparus à l'écran (sauf Raikou qui n'a pas eu son film mais qui a eu ses épisodes spéciaux dédiés), Célébi (même remarque, d'autant plus qu'encore une fois, son rôle reste discutable), Zoroark et Zorua. On sent nettement que les scénaristes ont cherché à justifier la présence de tel Pokémon de manière incohérente.

Le générique, j'y reviens, n'échappe pas à la critique. Apparemment, on veut bien nous faire comprendre que le cycle Diamant et Perle s'achève puisque nous pouvons apercevoir tous les champions d'arènes et de la ligue ainsi que les différents rivaux présents dans la série. L'idée peut être sympa… dans un ending de la série ou un opening mais pas dans le générique d'un film. Pourquoi relier ainsi la série à ce film ? Ce dernier se termine par les 3 chiens légendaires qui repartent aussi vite qu'ils sont arrivés et Célébi qui repart dans sa forêt.

En conclusion, on se retrouve avec un film dépourvu d'intérêt de part son scénario et ses légendaires et autres Pokémon phares qui apparaissent sans raison valable. Dommage puisque la réalisation et les musiques sont à la hauteur.